Créer son entreprise en France : les étapes vers la réussite !
Créer son entreprise est une bonne façon de réaliser son rêve. Cela requiert de la discipline, de l’assiduité, un investissement en temps, en argent et une ou deux autres choses à garder en tête.
Pensez à planifier votre projet afin d’améliorer vos chances de réussite. Revenons ensemble sur les étapes incontournables afin de ne laisser aucune place au hasard.
ÉTAPE 1 – DÉTERMINER CE QUE VOUS VOULEZ FAIRE.
Une idée d’entreprise : là où tout commence ! Vous avez sûrement déjà une idée de ce que vous voulez faire, du produit que vous allez fabriquer et distribuer, du service que vous souhaitez offrir… Si ce n’est pas encore le cas, la première étape va être de se pencher sur la question car elle est fondamentale !
En effet, votre entreprise va vous demander du temps et de l’énergie. La bonne idée d’entreprise sera celle dans laquelle vous allez vous épanouir, qui répondra à des besoins personnels et professionnels et qui générera suffisamment de revenus pour vous faire vivre.
Afin de vous aider à déterminer ce que pourrait être une bonne idée d’entreprise, plusieurs questions sont à se poser :
- Qu’est-ce que vous auriez préféré déléguer à un professionnel ?
- Qu’est-ce que vous avez toujours rêvé de faire ?
- Qu’est-ce que vous faites bien et qui pourrait être la solution à un problème dans votre quartier ?
Après avoir répondu à ces questions, plusieurs portes s’ouvriront à vous. Elles sont infinies : franchise, blogging, vente en ligne, dropshipping, coaching, livraison de courses à domicile, développement d’applications informatiques, copywriting, rédaction de contenu, animation de réseaux sociaux, marketing digital, vente de nourriture dans des camions-restaurants, conducteur de voiture Uber ou Lyft, entretien de pelouses, personal training, podcasting, jardinier paysagiste, tenue de comptabilité…
ÉTAPE 2 – IDENTIFIER VOTRE MARCHÉ ET QUI SONT VOS CONCURRENTS.
Il est important de bien connaître vos prospects et leurs besoins. L’enjeu est de se questionner sur la façon dont votre public réagira au produit que vous envisagez de commercialiser ou au service que vous allez proposer.
Pour cela, vous pouvez collecter des données sur eux au moyen de questionnaires, d’interviews ou de sondages. L’analyse de données existantes comme les données d’enquêtes démographiques peuvent nourrir votre réflexion et valider ou invalider votre idée d’entreprise.
ÉTAPE 3 – PRÉPAREZ VOTRE BUSINESS PLAN.
Votre business plan a pour objectif de formaliser votre stratégie d’entreprise, votre plan de lancement et de développement. Cela vous aidera notamment à identifier d’éventuels problèmes.
Le business plan doit être succinct :
- Description de votre entreprise ;
- Organisation et structure mises en place ;
- Analyse marketing, mission et objectifs de votre société ;
- Produits que vous vendez, services que vous offrez ;
- Résumé de l’évolution des habitudes de consommation qui pourraient affecter votre activité ou votre secteur d’activité,
- Plan marketing pour distribuer vos produits ou services ;
- Votre budget pour les 5 ans à venir.
ÉTAPE 4 – CHOISISSEZ LA STRUCTURE JURIDIQUE DE VOTRE ENTREPRISE.
Le choix de la structure juridique de votre entreprise est très important ; il doit être fait attentivement. En effet, la structure juridique détermine la préparation des impôts, vos obligations comptables, l’étendue de la protection de vos biens personnels et de vos biens professionnels.
Enfin, les choix de la structure ne seront pas les mêmes si vous êtes seul propriétaire ou si vous envisagez d’avoir d’autres investisseurs.
Vous êtes le seul propriétaire de votre entreprise
Vous pourrez démarrer comme une Entreprise individuelle (EI) ou comme associé unique.
- Entreprise individuelle (EI) : l’entreprise individuelle vous offre le cadre juridique dont vous avez besoin pour exercer votre activité sans que vous n’ayez à créer une société à part entière. Vous n’avez pas de capital minimum à contribuer. La micro-entreprise est une catégorie d’entreprise individuelle. En savoir plus.
- Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) : si vous créez une EURL, votre responsabilité sera limitée à votre apport en capital, sauf si vous commettez des fautes de gestion. Vous pouvez gérer la société vous-même ou embaucher quelqu’un pour la gérer.
- Société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) : la SASU vous offre la liberté d’organiser la gestion de la société. Votre responsabilité est limitée à votre contribution au capital de la société. Vous déterminez librement le montant de votre apport en capital. Par défaut, votre SASU sera soumise à l’impôt sur les sociétés. Mais vous avez la possibilité d’opter pour l’impôt sur le revenu. Vous ne pouvez pas choisir cette forme de société si vous exercez certains types d’activité.
Vous faites appel à d’autres investisseurs
Si vous voulez créer à plusieurs, vous avez le choix entre plusieurs formes de société.
- Société à responsabilité limitée (SARL) : c’est la forme de société la plus courante. Il vous faut être au moins deux associés. Votre responsabilité est limitée à votre apport en capital sauf si vous êtes gérant et avez commis des fautes de gestion. Vous décidez librement du montant du capital que vous voulez contribuer. Votre SARL sera soumise à l’impôt sur les sociétés mais vous avez la possibilité de choisir de la soumettre à l’impôt sur le revenu.
- Société par actions simplifiée (SAS) : il faut que vous soyez au moins deux associés pour créer une SAS. Vous déterminez librement comment les actions peuvent être cédées, le montant du capital. Votre SAS doit être gérée par un Président. Si le Président est une société, elle doit nommer un représentant légal.
- Société anonyme (SA) : la SA est la forme d’entreprise à privilégier si vous voyez les choses en grand. Elle vous donne la possibilité d’avoir un grand nombre d’investisseurs. La responsabilité des investisseurs est limitée à leur apport en capital. Vous devez contribuer au minimum 37 000 euros au capital. Prévoyez un conseil d’administration de trois administrateurs au moins et un Président directeur général choisi parmi les administrateurs. Ces derniers sont choisis parmi les actionnaires. À part le PDG qui est assimilé-salarié, les administrateurs ne sont pas rémunérés pour leur travail en tant qu’administrateurs de votre société.
- Société en nom collectif (SNC) : il vous faut être au moins deux associés pour créer une SNC. En outre, vous aurez le statut de commerçants. Vous avez une responsabilité indéfinie et solidaire y compris sur l’ensemble de vos biens personnels. Vous fixez librement le montant du capital social et votre SNC sera soumise à l’impôt sur le revenu. Cela signifie que chacun de vous va reporter sur sa déclaration d’impôt sa quote-part du profit ou de la perte de la SNC. Cependant, vous pouvez choisir de soumettre la SNC à l’impôt sur les sociétés. Sa gestion peut être confiée à un associé (ou groupe d’associés) ou à quelqu’un qui ne l’est pas.
- Société coopérative de production (SCOP) : la SCOP est une société détenue majoritairement par les employés. La SCOP peut avoir le statut juridique de société anonyme (SA), société par actions simplifiée (SAS) ou de société à responsabilité limitée (SARL). Prévoyez d’être à 2 si vous voulez créer une SCOP qui a la forme juridique de SAS ou SARL, 7 si c’est une SA. Votre apport en capital doit être d’au moins 30 euros pour une SCOP qui a la forme juridique de SAS ou SARL, 18 500 euros s’il s’agit d’une SA. Votre responsabilité est limitée à votre apport en capital. Votre SCOP sera soumise à l’impôt sur les sociétés mais vous pouvez sous certaines conditions demander qu’elle soit exemptée d’impôt sur les sociétés.
- Société en commandite par actions (SCA) : la société en commandite par actions (SCA) n’est pas une forme de société couramment utilisée en France. Si vous envisagez de créer une SCA, prévoyez 3 autres investisseurs. En effet, il faut être au moins 4 pour créer une SCA : il faut un commandité et trois commanditaires. Les commandités ont une responsabilité indéfinie et solidaire. Les commanditaires ne s’engagent qu’à hauteur de leurs apports. La SCA est gérée par un ou plusieurs gérants nommés par les commandités. Votre apport en capital devra être au moins de 37 000 euros.
- Société en commandite simple (SCS) : comme les SCA, les sociétés en commandite simple ne sont moins courantes en France. Pensez à trouver un co-investisseur si vous envisagez de fonder une SCS. En effet, il faut au moins deux investisseurs : un commandité et un commanditaire. Les commandités sont responsables solidairement sur l’ensemble de leurs biens personnels. Les commanditaires ont une responsabilité limitée à leurs apports en capital. La SCS est gérée par un ou plusieurs commandités nommés par les commandités. Vous n’avez pas d’apport minimum à effectuer.
ÉTAPE 5 – CHOISIR LE NOM DE VOTRE ENTREPRISE.
Le nom de votre entreprise doit être facile à retenir et conforme à votre identité de marque. Le greffier vous dira si le nom que vous avez choisi est disponible ou pas.
Pensez à faire une demande d’enregistrement de nom commercial si vous ne pouvez pas immatriculer votre société ou si vous voulez exercer votre activité sous un nom autre que votre nom légal.
ÉTAPE 6 – IMMATRICULEZ VOTRE ENTREPRISE.
Le dossier de demande d’immatriculation est à déposer en ligne sur le site internet du Guichet des formalités des entreprises. Votre dossier comprend des documents comme l’attestation de parution de l’avis de création dans un support d’annonces légales, une déclaration sur l’honneur de non-condamnation…
ÉTAPE 7 – S’ENTOURRER DE PROFESSIONNELS QUALIFIÉS.
Bien s’entourrer est la clé d’un lancement d’entreprise réussi. Quelle que soit votre situation, ces professionnels sont là pour vous accompagner au lancement et tout au long de la vie de votre entreprise (permis de travail, système fiscal, environnement économique…).
Expert-comptable
C’est l’équivalent du Certified Public Accountant américain. Pensez à solliciter un expert-comptable en premier lieu. Il vous aidera par exemple à choisir la structure juridique qui vous convient le mieux.
Avocat
Un avocat pourra notamment rédiger les statuts de votre société, déposer votre demande d’immatriculation, obtenir votre SIRET. Si vous n’êtes pas autorisé à travailler en France, un avocat d’immigration vous aidera à obtenir un permis de travail.
Organisations professionnelles
Rejoindre un réseau d’organisations professionnelles spécialisées dans votre secteur d’activité peut être très enrichissant. Cela vous donne l’opportunité de rencontrer et d’échanger avec des collègues, d’apprendre et de grandir.
L’équipe Aimlon CPA P.C. vous accompagne : nous sommes à vos côtés dans votre aventure entrepreneuriale en France. Nous vous aidons dans le choix de votre structure juridique, dans votre demande de visa… Nous tenons la comptabilité de votre entreprise, nous planifions vos impôts personnels et de votre société, nous préparons vos déclarations d’impôt.
Plus d’un million d’entreprises ont été créées par an au cours des deux dernières années. La micro-entreprise est très prisée par les créateurs d’entreprise avec plus de la moitié des créations.