Chapitre 2 – Cette décision pourrait-elle réellement vous concerner ?

Chapitre 2 – Cette décision pourrait-elle réellement vous concerner ?

Après avoir découvert l’affaire Kwong, une question revient presque toujours.

Après avoir découvert l’affaire Kwong, une question revient presque toujours.

Elle est simple.

Elle est naturelle.

Et, au fond, c’est probablement la seule qui compte véritablement.

« Est-ce que cette décision me concerne ? »

C’est exactement la question que vous devriez vous poser.

Pas parce que chaque personne qui lit ce guide découvrira qu’elle a droit à un remboursement.

 

Pas parce que toutes les amendes imposées pendant la pandémie étaient nécessairement injustifiées.

 

Pas davantage parce que les tribunaux ont déjà tranché toutes les questions soulevées par cette affaire.

 

La réalité est plus nuancée.

 

Certaines personnes constateront que leur situation n’a aucun lien avec le litige Kwong.

 

D’autres découvriront que certains éléments méritent d’être examinés de plus près.

 

Entre ces deux extrêmes se trouve une réalité beaucoup plus fréquente.

 

Celle des personnes qui ont simplement cessé de se poser des questions.

 

Et c’est précisément là que commence ce chapitre.

Revenons à votre propre histoire

Au début de ce guide, nous avons beaucoup parlé d’une décision judiciaire.

Nous avons évoqué le code fédéral des impôts américain.

Nous avons évoqué les délais.

Des amendes.

Des intérêts.

Des recours.

Mais avant d’aller plus loin, on aimerait vous proposer un exercice beaucoup plus simple.

Oubliez un instant les tribunaux.

Oubliez les textes de loi.

Revenez plutôt à votre propre parcours.

Que s’est-il réellement passé entre 2020 et 2023 ?

Non pas dans l’actualité.

Dans votre vie.

Comment cette période a-t-elle modifié votre quotidien ?

Votre façon de travailler ?

Votre entreprise ?

Votre famille ?

Vos finances ?

Vos priorités ?

Car les réponses à ces questions sont souvent beaucoup plus révélatrices que n’importe quelle analyse juridique.

Pourquoi ?

Parce que les déclarations de revenus ne sont jamais préparées à partir de rien.

Elles sont la traduction d’une réalité personnelle, familiale, professionnelle.

Une vie faite de contraintes, d’imprévus, de décisions difficiles et, parfois, d’événements qui bouleversent complètement les plans que l’on avait soigneusement établis.

La pandémie n’a pas créé ces réalités.

Elle les a amplifiées.

Et c’est précisément ce qui explique pourquoi tant de situations fiscales méritent aujourd’hui d’être réexaminées.

Vous avez peut-être préparé et déposé votre déclaration plus tard que prévu

Commençons par l’une des situations les plus simples.

Vous aviez l’intention de déposer votre déclaration dans les délais.

Comme chaque année.

Puis quelque chose est venu bouleverser votre calendrier.

Peut-être votre entreprise.

Peut-être votre emploi.

Peut-être votre santé.

Peut-être celle d’un proche.

Peut-être tout simplement une accumulation de responsabilités qui rendaient chaque journée plus difficile que la précédente.

La déclaration a finalement été établie.

Quelques semaines.

Quelques mois.

Parfois davantage.

Plus tard, vous avez reçu un avis de l’administration fiscale fédérale.

Une amende.

Des intérêts.

Peut-être les deux.

Vous avez payé.

Vous avez classé le dossier.

Et vous êtes passé à autre chose.

Si cette situation vous paraît familière, vous n’êtes certainement pas un cas isolé.

Mais aujourd’hui, plusieurs années plus tard, vous souvenez-vous réellement de ce qui s’est passé ?

Connaissez-vous encore la date exacte à laquelle votre déclaration a été établie et déposée ?

Savez-vous quand les intérêts ont commencé à courir ?

Savez-vous à quel moment les amendes ont été portées à votre compte ?

Probablement pas.

Et ce n’est pas un reproche.

C’est simplement la réalité.

Notre mémoire retient les grands événements.

Elle oublie souvent les détails administratifs.

Or, dans le contexte de l’affaire Kwong, ce sont précisément ces détails qui prennent aujourd’hui toute leur importance.

Vous avez peut-être payé… sans jamais remettre le calcul en question

Recevoir un avis de l’IRS n’est jamais agréable.

La réaction la plus fréquente consiste à régler le montant demandé afin de mettre rapidement fin au dossier.

C’est une réaction parfaitement compréhensible.

Vous avez d’autres priorités.

Vous ne souhaitez pas consacrer des heures à comprendre comment le montant de l’amende a été déterminé.

Vous faites confiance à l’administration.

Vous supposez que les montants réclamés ont été correctement établis.

Alors vous payez.

Puis vous tournez la page.

Pendant longtemps, cette décision paraissait définitive.

Aujourd’hui, l’affaire Kwong invite à regarder ces mêmes événements sous un angle différent.

Non pas pour remettre systématiquement en cause toutes les amendes imposées.

Mais pour vérifier si les délais utilisés pour les calculer étaient effectivement ceux que le législateur avait prévus.

La nuance est importante.

Nous ne parlons pas ici d’une faveur accordée par l’administration.

Nous parlons d’une question d’interprétation du droit.

Et lorsque l’interprétation d’une règle fondamentale évolue, il devient parfois nécessaire de revoir des situations que l’on croyait définitivement réglées.

Vous avez peut-être préparé et déposé votre déclaration… mais pas payé immédiatement

Toutes les situations ne concernent pas une déclaration déposée en retard.

Pour certaines personnes, la déclaration a été transmise dans les délais.

Le véritable problème était ailleurs.

Il s’agissait du paiement.

Souvenez-vous du contexte économique de l’époque.

Des entreprises voyaient leurs revenus diminuer brutalement.

Des travailleurs perdaient leur emploi.

D’autres devaient faire face à des dépenses imprévues.

La trésorerie devenait parfois le principal sujet de préoccupation.

Dans ces circonstances, certaines personnes ont établi et déposé leur déclaration à temps, tout en reportant le paiement du solde dû.

Cette décision pouvait sembler la moins mauvaise.

Elle entraînait toutefois des intérêts.

Parfois des amendes.

Là encore, l’objectif n’est pas d’affirmer que ces montants étaient nécessairement injustifiés.

L’objectif est plus modeste.

Il consiste simplement à se demander si les délais retenus pour calculer ces intérêts et ces amendes correspondent réellement à ceux que le législateur avait prévu à l’origine.

Vous remarquerez que, depuis le début de ce guide, nous revenons toujours à la même idée.

Les faits d’abord.

Les conclusions ensuite.

Avant de vous demander si vous pourriez avoir droit à un remboursement, il faut comprendre ce qui s’est réellement passé sur votre compte fiscal.

Et cette démarche commence rarement par une opinion.

Elle commence presque toujours par des dates.

Des montants.

Et des documents.

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